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Big Brother 2 : La chancellerie persiste et signe. UNITE MAGISTRATS dit NON.

Unité Magistrats 1 juin 2018

Big Brother 2 : La chancellerie persiste et signe. UNITE MAGISTRATS dit NON. - Syndicat Unité Magistrats

 

La chancellerie poursuit son rêve de placer tous les magistrats, greffiers et fonctionnaires sous vidéosurveillance. Pour leur bien, cela va de soi. La première mouture de son texte ayant toutefois entraîné une très vive réaction d'UNITÉ MAGISTRATS, elle est revenue à la charge en présentant une nouvelle version aux organisations syndicales lors d’une réunion qui s’est tenue le 16 mai 2018.

Prétendant vouloir mettre fin au soupçon de faire de la vidéoprotection un instrument de contrôle des personnels judiciaires, le ministère de la justice a introduit une disposition selon laquelle « ces traitements ne peuvent être utilisés aux fins de contrôler les horaires ou l’activité des personnels ».

Mais cela n’empêchera pas pour autant, dixit le même décret, que les « instances disciplinaires » pourront être destinataires de « tout ou partie » des données collectées par la vidéosurveillance, « lorsque ces données sont nécessaires à l’appréciation des faits qui leur sont soumis »…

Dans l’avis qu’elle a rendu le 5 avril dernier, la CNIL a bien précisé que ce texte ne vise que les parties des locaux administratifs et judiciaires non ouverts au public, pour lesquels il n’est pas nécessaire de solliciter une autorisation préfectorale.

Quelles sont alors les motivations de la chancellerie pour placer exclusivement les magistrats, les avocats, les greffiers et les fonctionnaires sous une surveillance visuelle et sonore dans des locaux où le public n’a pas accès ? Est-ce vraiment pour démanteler les cellules terroristes qui sommeillent – ou s’activent – dans les tribunaux ou faire baisser les chiffres de la délinquance ?

Lors de la réunion du 16 mai 2018, UNITÉ MAGISTRATS a été rejoint par les autres organisations syndicales qui se sont toutes opposées à la mise en place de caméras et d’enregistrements sonores qui ne protégeront personne, mais qui permettront de renforcer la surveillance et le contrôle des personnels eux-mêmes.

UNITÉ MAGISTRATS demande le retrait pur et simple du projet de placement des personnels judiciaires sous vidéosurveillance.